ARCHIVES – BREVES 2021

PORTAGE SALARIAL, UNE SOLUTION « PASSEE A LA LOUPE » PAR LE CENTRE D’ETUDE DE L’EMPLOI ET DU TRAVAIL(CEET) : le CEET vient de sorti une étude approfondie sur le statut de « salarié porté » et la situation des « portés » eux-mêmes. Solution pour concilier la souplesse de l’entrepreneur et la sécurité du salarié ? Pour en savoir plus, télécharger l’étude du CEET ici.

START UP ET CREATION D’EMPLOI : ces deux réalités ne se conjuguent pas si facilement que cela, et les constats objectifs manquaient jusque-là. Mais la DGE (Direction Générale des Entreprises) et France Stratégie viennent de commencer à y remédier, avec un travail exploratoire fondé sur une double dimension statistique et qualitative, pour renforcer les connaissances disponibles sur les start-up, établir si elles ont des difficultés de recrutement spécifiques et de mieux identifier leurs besoins en compétences. Pour en savoir plus, télécharger l’étude de FRANCE STRATEGIE ici.

LE CONSEIL EN EVOLUTION PROFESSIONNEL (CEP) ENFIN CLAIREMENT « VISIBLE » ET ACCESSIBLE SUR « MON COMPTE FORMATION » : à l’heure où le CEP se déploie et constitue une composante clef des « reconversions professionnelles » (cf. la Table-Ronde de notre « Université de Printemps » de juin 2021), il devenait crucial de donner plus de visibilité au dispositif et à la façon d’y accéder. C’est chose faite, avec un accès dès la page d’accueil de « Mon compte formation » : d’entrée de jeu, on est informé de l’existence du CEP, son objet, puis, en quelques clics, on peut savoir qui sont les opérateurs les plus proches. Pour le Ministère du Travail, l’enjeu est que « chacun sache qu’il peut bénéficier d’un accompagnement par un conseiller pour faire le point sur sa situation, réfléchir à une évolution professionnelle, une reconversion, et en conséquence choisir une formation adaptée ». Gageons que ça puisse stimuler et faciliter le recours au CEP !

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Du nouveau pour les transitions collectives

Le dispositif (que nous vous avons présenté sur ce BLOG) évolue, se développe et se renforce. Une instruction ministérielle du 11 janvier 2021 définit mieux le rôle des différents acteurs et insiste sur la dynamique partenariale, territorialisée, à construire (et pour partie déjà en construction sur une centaine de territoires dont la moitié à forts enjeux industriels). Saluons le beau travail de présentation et explicitation réalisé par Centre INFFO (dont on retrouvera un schéma synthétique, paru sur les réseaux sociaux, en lien ici). Et, de son côté, le Ministère du Travail de vient de faire paraître deux documents qui complète bien l’« outillage » des Transitions Collectives : un Questions-Réponses (à jour en date d’avril 2021) téléchargeable et une précieuse Fiche à destination des employeurs également disponible ici.

En finir avec le charabia du digital learning ?

Article paru initialement sur le blog de C.CAMPUS en mars 2021 et repris ici avec l’autorisation de l’auteur.

De façon surprenante, l’idiome du digital learning est aussi riche qu’imprécis pour qualifier les différents formats de contenus propres au domaine de la formation numérique. Ainsi, depuis la naissance du mot e-learning, à la fin des années 1990, un lexique s’est progressivement constitué, composé de termes improbables, issus le plus souvent d’une hybridation contre-nature des répertoires de l’informatique, du marketing et de la version américaine des technologie éducatives. S’il est tout à fait admissible que les promoteurs d’un secteur émergent constituent un thésaurus inédit pour qualifier de nouvelles pratiques, il est en revanche plus contestable qu’ils le fassent au détriment de leur intelligibilité. Cet article a pour objet de proposer une grille de lecture, transversale au charabia du digital learning, pour saisir les différents formats de contenus utilisés dans le domaine de la formation numérique.

4 formats de contenus technopédagogiques peuvent être identifiés :

Le format texto-graphique
Le format audiovisuel (numérique)
Le format interactif
Le format immersif

Chacun de ces formats dispose de sa propre grammaire. Dans un contexte particulier de formation, le formateur concepteur sélectionnera un format en fonction de la relation que celui-ci permettra d’établir entre une intention pédagogique, un contenu spécifique et une technologie numérique.

Ces 4 formats ont pour point commun une production des contenus par l’informatique en vue d’une consultation par l’apprenant sur des écrans numériques (smartphone, liseuse, tablette, ordinateur, objets connectés…). Cela les différencie notamment de formats de contenus « parents » comme le livre imprimé, la vidéo télévisuelle, etc.

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De premiers jalons vers une nouvelle réforme ?

A l’occasion de l’anniversaire de la Loi DELORS de 1971 sur la Formation, Centre INFFO a ouvert une série d’entretiens par un panorama (confié à Philippe CEPEDE) que nous ne saurions trop vous recommander, et poursuivie notamment avec Carine SELLIER (Haut-commissaire aux compétences, depuis le retrait de Jean Marie MARX) et au moins deux partenaires sociaux qui comptent : Geoffroy ROUX DE BEZIEUX (pour le MEDEF) et Yvan RICORDEAU (pour la CFDT). Compte tenu de l’ouverture d’un nouveau cycle de dialogue social sur d’éventuelles « retouches » à apporter à la Loi de 2018 sur la Formation Professionnelle que vient d’annoncer le Gouvernement, ces deux interventions croisées posent des jalons déjà importants, dont vous trouverez ci-dessous quelques points clefs à avoir en tête.

POUR LE MEDEF : il y a des améliorations à apporter, et le souhait de dégager des constats partageables à porter auprès du gouvernement. « Dans le viseur », il y a les limites du CPF : au-delà du nombre de comptes activés, il y a des interrogations sur l’utilité des formations activées, leur articulation avec le plan de formation des entreprises et plus généralement la co-construction avec l’entreprise. L’autre gros sujet pour le MEDEF, c’est la mise en œuvre du PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences) qu’il résume de façon critique comme une façon de « faire payer les entreprises pour la formation des demandeurs d’emploi ». Enfin, le dispositif qui se met en place pour accompagner les reconversions professionnelles et les « transitions collectives » les interrogent du point de vue de sa complexité.

POUR LA CFDT : il y aura des avancées à défendre et développer, notamment « la dimension formatrice du travail et ses conséquences sur la certification » (de la VAE à l’AFEST, sans parler des pédagogies de l’alternance) et le principe du co-investissement ; et ne pas revenir sur le passage de l’obligation de payer à celle de former. Surtout, pour le syndicat, l’enjeu d’avenir c’est l’accompagnement, d’une part, en améliorant la portée et la capacité d’innovation sociale des outils en place (Entretien professionnel, CEP, Transitions collectives, …) en particulier au plan territorial, et, d’autre part, en en faisant une composante majeure d’une nécessaire transformation de l’offre de formation, dans laquelle le bénéficiaire dispose bénéficie d’un accompagnement tout au long de son parcours. Enfin, la CFDT plaide pour des politiques publiques et paritaires « plus efficientes » et donc moins segmentées et porteuses de plus de sens.