Apprentissage/Alternance : quoi de neuf ?

Les initiatives prises tant le cadre de la mise en œuvre de la Loi de septembre 2018 que du plus récent « Plan de relance » vont largement dans le sens de promouvoir et faciliter le développement de l’Alternance : relance de la PRO-A (cf. notre Brève à ce sujet), créations de CFA et Ecoles d’entreprises (largement évoquée lors de notre « Rencontre professionnelle » du 3 mars 2020, notamment avec Yann BOUVIER, de la FIPA, et sur lesquelles nous reviendrons prochainement), renforcement des aides à l’embauches d’apprentis et développement d’expériences et d’outils pour s’orienter dans le monde de l’Alternance.

Plusieurs initiatives vont « zoomer » dans les jours ou semaines à venir sur les différents angles du dossier Apprentissage1. Mais nous saluerons ici, d’ores et déjà, la parution d’un bel outil, appelé à « promouvoir l’alternance comme voie d’excellence pour la formation des jeunes et des actifs » (selon les propos même de son initiateur Yves HINNEKINT, président de l’Association WALT2) : le « GUIDE DU ROUTARD DE L’ALTERNANT » (disponible à la commande sur la plupart des plateformes, sous forme de e-book), publié en partenariat entre WALT et Le Routard, avec le soutien des OPCO ATKO, Constructys et Opcommerce et du CCCA-BTP. Ce guide reprend les fondamentaux juridiques de l’Alternance, des conseils et outils pratiques (vidéo-témoignages, Applis, FAQ …), un « carnet d’adresses utiles » (par département) et un référencement par régions des CFA …

Au-delà de cette heureuse initiative, WALT, c’est d’abord une Plateforme en ligne, Walt Community résultant du travail conjoint de 5 réseaux (AFTRAL, IGS, MFR, Compagnons du devoir et Renasup) en partenariat avec OPCALIA (intégré dans ATKO) et l’Association national des apprentis de France (ANAF), avec un « chatbot » (robot conversationnel) dédié, un « job board » (pour des offres de stages en alternance géolocalisés) et une Plateforme d’informations et de ressources s’adressant aussi bien aux jeunes qu’à leurs familles mais également aux employeurs et les tuteurs qu’ils mobilisent (qui y trouveront des éléments d’accompagnement et de construction d’un parcours certifiant).

 

1 WEBINAIRE de CFS+ auquel nous participerons, « Conversations professionnelles » dédiées par notre Association, auxquelles vous serez, bien entendu, invité(e)s.
2 On peut télécharger ici, sur notre BLOG, le Communiqué de Presse de l’Association WALT.

Nouvelle vague COVID, nouvelles précautions au travail

Contrairement à certains commentaires, le Gouvernement a bel et bien demandé un nouvel effort sur le télétravail. Le Protocole National Sanitaire en Entreprise (PNE) a été ajusté et la Ministre du Travail a spécifié le 15/10 dernier que : « les entreprises, notamment en zone de couvre-feu, devront définir un nombre minimal de jours de télétravail par semaine et étaler les horaires d’arrivée et de départ des salariés, dans le cadre du dialogue social » ; et les autres sont incitées à en faire de même.

L’idée est bien de réduire la présence des salariés sur le lieu de travail et dans les transports en commun et donc les risques de contamination.

Et, évidemment, toutes les mesures antérieurs demeurent : port du masque -sauf dans les bureau individuels-, gestes barrières, mise à disposition de gel hydroalcoolique, lavage régulier des mains ; mais également : obligation pour l’employeur de séparer les postes de travail d’au moins un mètre, facilitation des tests en collaboration avec la médecine du travail, arrangement de parcours fléchés pour éviter au maximum les contacts, nettoyage-désinfection journalière des locaux de travail ou aération régulière des lieux de travail…

Et, bien entendu, n’oublions pas de télécharger et renseigner l’Attestation de déplacement professionnel, si une mission nous amène à être « hors domicile » après 21h, dans les plus de 50 départements concernés par le couvre-feu !

NOS BREVES

LA « PRO-A » SE RELANCE :

Après une mauvaise passe, le dispositif de la PRO-A qui était insuffisamment « promotionné » vient de bénéficier de deux coups de pouce importants : un abondement financier de 270 millions d’euros, au Budget 2021, pour la faire connaître ; une accélération des accords de branches pour sa mise en œuvre, avec 13 premiers accords soumis à l’extension (dans le papiers-cartons ; la métallurgie ; les services automobiles ; les services à la personne ; les transports publics ; le commerce de gros ; la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie ; le textile ; le commerce non alimentaire ; les travaux publics ; le commerce succursaliste de la chaussure ; les grands magasins et magasins populaires et la vente au détail d’habillement). Et 16 autres accords sont « dans les tuyaux » dont Sécurité sociale; Mutualité; Négoce des matériaux de construction; Services de santé au travail inter-entreprises; Expertise automobile; Fleuristes et animaux familiers; Restauration collective; Chaussures et articles chaussants; les fruits et légumes; la maroquinerie; le tourisme social et familial; les transports routiers; Agents généraux d’assurances; Matériaux de construction et entreprises de la distribution, Importation-exportation en chaussures, jouets, textiles et mercerie …

HANDICAP : PASSER DES INTENTIONS AUX ACTES :

Le 13/11/2019, une centaine d’entreprises ont signé un « Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées dans la vie économique ». La semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées qui se déroule du 16 au 22/11/2020 est l’occasion de faire un point sur les actes posés depuis cette signature solennelle. Et notre Association prendra part à cette mise en lumière des réalités de la prise en compte par les entreprises des compétences des personnes concernées. Pour le moment, on notera l’initiative de SIEMENS qui lance, en Seine Saint Denis, son « Centre Être Handicap » pour accompagner dans un espace professionnel adapté près de 700 collaborateurs vers leur intégration en milieu ordinaire de travail ; avec 35 parcours dédiés le projet CEH+ s’inscrit dans un 5ème accord en faveur de l’emploi des personnes handicapées dans cette entreprise (engagée par ailleurs avec des ESAT). Puisse ces initiatives se multiplier : nous en rendrons compte !

EXTENSION DES SITES PILOTES D’NSERTION DU SPIE :

La ministre déléguée à l’insertion Brigitte Klinkert compte sur les entreprises pour ramener les jeunes décrocheurs vers l’emploi. Une conviction qu’elle a forgée au fil de ses rencontres sur le terrain et dont elle a fait part lors d’une rencontre organisée le 8 octobre par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) : « Les entreprises me disent que c’est le savoir-être et la volonté de s’engager qui sont déterminants. D’ailleurs, elles sont de plus en plus disposées à former ces jeunes. » Elle mise également sur la généralisation du service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE), créé en 2019 et déjà actif dans quatorze territoires d’expérimentation. « Il ne s’agit pas d’un nouvel organisme mais d’une solution pour décloisonner les acteurs des politiques publiques, précise toutefois Brigitte Klinkert. Ce service a vocation à s’adapter au territoire pour proposer le meilleur accompagnement. »

Regrettant la grande multiplicité des acteurs, qui déroute les potentiels bénéficiaires, ainsi que la profusion de dispositifs, elle a souligné que le SPIE avait pour but d’« améliorer la coopération entre acteurs afin de proposer un parcours sans couture aux personnes en difficulté », ajoutant qu’il fallait « rompre avec la logique de silo qui limite les opportunités ». Le SPIE sera donc accessible à toute personne, « en fonction de ses besoins et non plus de son statut ». Du fait de la crise sanitaire, le vrai démarrage de cette « solution » n’a pu être effectif qu’après l’été. Un premier rapport d’évaluation est prévu à la mi-2021. Trop loin, selon la ministre qui « souhaite un pré-rapport avant la fin de l’année afin de lancer dès le printemps 2021 des appels d’offres pour essaimer l’expérimentation ». Brigitte Klinkert a aussi annoncé que l’expérimentation en cours serait renforcée dans les prochaines semaines sur cinq nouveaux territoires grâce à un outil numérique. Selon la ministre, « il permettra de croiser toutes les données disponibles » sur les personnes bénéficiaires et d’avoir ainsi « un dossier social unique pour que les référents puissent suivre l’évolution de l’accompagnement ».

Dans le cadre de la proposition de loi relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée », doivent par ailleurs être étendus les CDI d’insertion pour les seniors âgés de 57 ans et plus. Financés à travers les dispositifs de l’insertion par l’activité économique (IAE), ces contrats viennent compléter le modèle actuel où les entreprises n’ont d’autre option que de renouveler des CDD sur une période maximale de 24 mois. Ce dispositif n’est cependant associé à aucun objectif, les entreprises gardant toute latitude sur le type de contrat qu’elles souhaitent proposer aux candidats. « C’est une mesure forte pour permettre à ces personnes de travailler sereinement jusqu’à l’ouverture de leur droit à la retraite », souligne Brigitte Klinkert. La ministre a précisé que de nouvelles solutions pour l’emploi des seniors devraient être présentées en 2021.

Auteur : GILMAR SEQUEIRA MARTINS

Lire la suite >>

Guide de lecture du référentiel QUALIOPI (V6)

La DGEFP vient de publier une nouvelle version de son GUIDE DE LECTURE DU REFERENTIEL QUALIOPI (sa V6 !) . On notera en particulier des éléments et précisions concernant la prise en charge des personnes handicapées … Nous en reparlerons sans doute, à l’occasion de la « Semaine européenne pour l’emploi des handicapé(e)s » du 16 au 22/11/2020  à laquelle participera notre Association.