MASTER CLASS DIRIGEANTS – SEANCE DU 17 MARS 2026

« PARLONS COMPETENCES » 

La MASTER CLASS DIRIGEANTS lancée le 17 février va se poursuivre toute cette année, à raison d’un mardi par mois. La première séance suivant celle inaugurant le Cycle s’est tenue le 17 mars, et a permis de poser les bases des travaux de l’année, en permettant de s’entendre sur la question primordiale des compétences.

Introduite par un apport de méthode d’Hubert GRANDJEAN, la Séance 1 – ouverte aux adhérent(e)s de l’Association sur sa première partie – a bénéficié d’un échange autour de l’Etude du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) « Changement systémiques et ruptures : repenser notre approche des compétences » (à télécharger ici) présenté par son co-rapporteur (CFDT), Thierry CADART.

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LA PERIODE DE RECONVERSION : des moins et des plus

Les nouvelles règles relatives à la « période reconversion » (cf. les 2 décrets parus le 28 janvier 2026 [1]) appelle un double regard sur le sujet :

  • Des regrets et de fortes critiques pour la baisse des budgets des associations Transitions Pro (13 % en 2025 faisant suite à un premier recul en 2024) avec une hausse des refus de financements de PTP (projets de transitions professionnelle) en raison du coût financier, dont a témoigné en avril dernier la « Médiatrice» de France Compétences.
  • Une satisfaction et une espérance (et quelques interrogations).

La satisfaction, c’est  de voir la Loi instituant la période de reconversion reprendre fidèlement le texte de l’accord des partenaires sociaux sur le sujet, ce qui est assez rare pour le relever ; et alors même que la loi de 2018 n’avait pas vraiment traité la question des reconversions des salariés, que la Pro A n’avait pas fait florès et que l’apprentissage n’avait pas été envisagé comme un véhicule possible.

L’espérance, c’est de voir la période de reconversion contribuer à donner du sens à la formation professionnelle et à faciliter les choses, en devenant moins lourde et moins compliquée que le dispositif « Transco », notamment pour les financeurs OPCO. C’est aussi de voir branches et entreprises signer des accords d’application prévoyant les niveaux de formation privilégiés, les populations prioritaires, les financements complémentaires conventionnels ;  en somme de quoi alimenter des accords GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) …

Les interrogations portent principalement sur l’articulation avec le CPF et la période de reconversion, ainsi que sur la capacité financière à gérer cela entre CDC et OPCO, en particulier les cas de CPF abondés par la branche ou l’entreprise.


[1] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053422608
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053422626

UNE « SEANCE INAUGURALE » STIMULANTE :

Le Cycle « MASTER CLASS DIRIGEANTS » a été lancé le 17 février 2026, avec une présentation (qu’on retrouvera ci-dessous), qui a d’abord rappelé que cette initiative est centrée sur le repositionnement stratégique des entreprises face aux défis actuels et sur la valorisation de leur capital immatériel.

Le point de départ de la discussion du jour a été le constat d’un modèle français, qui finance l’acte de formation plutôt que le résultat, conduisant à une optimisation administrative au détriment de l’efficacité, et celui de la nécessité de l’urgence d’agir face aux transformations systémiques (écologique, démographique, technologique).

« La Master Class vise à construire, avec des responsables d’entreprises concernés, un nouveau modèle où l’entreprise piloterait ses besoins en compétences, où le capital humain appartiendrait à l’individu (valorisé par une reconnaissance continue) et où le capital immatériel serait un actif géré par l’entreprise » a souligné Hubert GRANDJEAN (dirigeant de l’AFDEC et vice-président d’ADevComp).

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UNE NOUVELLE INITIATIVE 2026-2027

LE CYCLE « MASTER CLASS DIRIGEANTS »

En France, le développement des compétences a été progressivement ramené à une logique de financement de l’action de formation et de conformité administrative. Le résultat est connu : on pilote l’éligibilité et le coût, beaucoup moins le résultat en situation de travail.

Pour une PME, cela se traduit par une montée en compétence trop lente, trop contrainte, et difficile à financer quand la trésorerie est sous tension.

C’est en partant de ce constat (et de celui du retard que la France prend au plan international en la matière), que notre Association a voulu coconstruire avec des responsables d’entreprises engagés (TPE, PME ou ETI) un cadre de travail capable de produire des pistes, des éléments concrets de réponse.

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