Maintenir et développer nos activités

La crise sanitaire qui frappe le monde depuis le début d’année et notre pays spécifiquement depuis début mars (et sans doute pour de nombreuses semaines) constitue à la fois une contrainte organisationnelle, une menace économique et sociale et un énorme défi à relever …

Malgré la prégnance de ces questions pour chacun(e) de nous, l’Association n’a pas vocation à y apporter des réponses immédiates, comme doivent le faire les syndicats ; mais nous sommes un relai d’information pour de nombreux professionnels et donc un des canaux permettant d’accéder aux données utiles.

Vous trouverez donc ci-dessous deux types de documents ressources :

o Mesures économiques de soutien aux entreprises (BERCY) :

https://www.economie.gouv.fr/coronavirus-soutien-entreprises

o Propositions pour la sauvegarde des activités et de l’emploi des acteurs du Conseil et du Numérique (voir article dédié) :

https://leblog.cinov.fr/contribution-debat/propositions-de-la-federation-cinov-pour-un-plan-de-sauvegarde-de-lemploi-et-de-lactivite/

o Le Guide « officiel » du Ministère du travail, avec les recommandations et directives relatives à la réouverture des OF et Centres d’apprentissage (disponible ici).

o Une « check-list » des principales précautions à prendre est d’ores et déjà téléchargeable ici.

o Un Guide de recommandations sanitaires communs aux professions du Conseil et de la Formation, réalisés en commun par les organisations du MEDEF que sont la FFP et les syndicats SYNTEC (Ingénierie, Conseil et Numérique). Vous trouverez les mesures spécifiques aux Consultants en page 18 et celles pour les Formateurs en page 21.

o Dispositions concernant la Formation à distance -Ministère du Travail :

https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/coronavirus/formation-a-distance/

o Les solutions digitales de la Fédération de Formation Professionnelle (FFP) :

https://www.ffp.org/ckfinder/userfiles/files/Regards%20sur/Solutions%20digitales%20face%20au%20Covid-19%20-%20VP.pdf

o Sans oublier d’aller voir l’excellente synthèse de l’ANAF (Association Nationale des Apprentis de France) : www.anaf.fr/cfa-enseignement-distance-solutions/

On appréciera également les démarches entreprises, notamment par le Forum des Formations Ouvertes à Distance (FFOD), pour la sécurisation financière du passage à distance de l’appareil de formation, d’une part, en demandant aux pouvoirs publics et aux OPCO à ce que l’éventuel surcoût du passage à distance ne soit pas à la charge des organismes de formation mais, « sur justificatifs, […] pris en charge par le financeur de la formation » (sans modifier les prises en charge des financements et des rémunérations ) et à ce que soient simplifier les éléments de preuve à fournir en matière de suivi de formation à distance.

Enfin, force est de constater que les difficultés sont très inégalement réparties, selon le degré de prise en compte du numérique antérieur à la crise, tant en Conseil qu’en Formation, et que si certains sont dans l’urgence de la transformation de leur offre, d’autres sont en train de relever le défi de l’innovation et d’inventer des solutions (ou mettre à leur main un existant sous-utilisé jusque-là) qui pour le moment permettent la continuité d’activité mais demain assureront sans doute un avantage concurrentiel précieux.

C’est pourquoi, il nous faudra sans doute donner la parole aux plus innovant(e)s de nos collègues et encourager les échanges de pratiques dès maintenant.

La parole à Christine AFRIAT

Christine AFRIAT est docteur en sciences économiques, spécialiste de la prospective, de l’évolution des métiers et des compétences, vice-présidente de la Société Française de Prospective.

1 – « Prospective », de quoi parle-t-on ?

La prospective est une démarche indépendante, dialectique et rigoureuse, menée de manière transdisciplinaire et collective et destinée à éclairer les questions du présent et de l’avenir, d’une part en les considérant dans leur cadre holistique, systémique et complexe et, d’autre part, en les inscrivant, au-delà de l’historicité, dans la temporalité.

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Propositions de la Fédération CINOV pour un plan de sauvegarde de l’emploi et de l’activité

Enjeux et contexte

La situation macro, micro-économique et sociale du tissu économique du pays se dégrade rapidement. Au sein du paysage, la branche des prestations intellectuelles du numérique, du conseil et de l’ingénierie (BETIC) constitue un maillon dynamique (+7% de croissance de l’activité) et essentiel du développement de nos territoires (1 million de salariés répartis au sein de 70 000 entreprises qui réalisent annuellement un chiffre d‘affaires de 140 milliards d’euros), branche dans laquelle 97% des entreprises emploient moins de 50 salariés et occupent 50% de l’emploi total. Ainsi, la filière est essentiellement constituée de PME, de TPE et d’indépendants qui n’ont pas la taille critique (elles emploient en moyenne 12 salariés) dont l’activité est structurellement dépendante de leurs clients (publics et privés), et qui subit particulièrement les effets de la crise du Covid-19. Les carnets de commande se dégarnissent, le chiffre d’affaires s’effondre voire s’arrête, la trésorerie se détériore, etc. Les raisons pour lesquelles ces acteurs se trouvent dans cette situation critique sont multiples : l’effondrement de la demande, l’impossibilité pour certains métiers d’exercer leurs activités dû au confinement (arrêt des chantiers ou des activités chez les clients, prestations en « face à face » rendues impossibles par le confinement par exemple), mise en place du télétravail peu adapté, report des échéances électorales, etc.
Le gouvernement a rapidement mis en place une série de mesures d’urgence visant à sauvegarder la trésorerie des entreprises et les acteurs de la branche BETIC en prennent acte et les soutiennent fermement. Au regard de la gravité de la situation, la fédération CINOV demande au gouvernement de mettre en place à très court terme des dispositifs de soutien et d’application immédiate dans les domaines juridiques, financiers et fiscaux qui visent à sauvegarder l’emploi et l’activité de notre filière à travers 18 propositions.

Nos propositions

1. Vote immédiat des budgets d’investissements 2020 avec ou sans quorum au sein des collectivités territoriales (communes, EPCI, etc.) ;
2. Accélérer la mise en place des syndicats de communes (SIVOM et SIVU) même s’il manque des délégués ;
3. Imposer que pour l’ensemble des consultations en cours, les marchés soient attribués et notifiés avant la fin du mois de juillet (même si les CAO ne sont pas en place) pour sécuriser les carnets de commandes au mois de septembre ;
4. Augmenter le seuil de passation des marchés de prestations intellectuelles de 40 000 € à 100 000 € sans mise en concurrence durant une période de 6 mois à compter du mois d’avril 2020 ;
5. Prolonger la validité des justificatifs (attestations) dans l’instruction des dossiers par les acheteurs publics pour une période d’au moins trois mois à compter de la fin du confinement ;
6. Avancer la prise d’effet (d’ici le 15 avril 2020) de l’article 62 de la Loi ELAN du 23.11.2018 qui a introduit un article L.423-3 dans le Code de l’Urbanisme selon lequel « les communes dont le montant total d’habitants est supérieur à 3 500 disposent d’une téléprocédure spécifique leur permettant de recevoir et d’instruire sous forme dématérialisée les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à partir du 1er janvier 2022 ;
7. Mobiliser les financements publics pour encourager les collectivités territoriales (communes, communautés de communes, etc.) à recourir aux prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour les accompagner dans la gestion de leurs projets dans le contexte de la crise du Covid-19 (structuration des projets, lancement des consultations, instruction des offres, etc.).