A propos du réseau Emploi Compétences

Communiqué de Jean-Christophe SCIBERRAS (New Bridges Conseil)

Chers et chères ami-e-s,

Au moment de quitter la présidence du Réseau Emplois et Compétences qui m’a été confiée il y a 7 ans par France Stratégie, je souhaite saluer ici tous les membres du réseau qui contribuent à en faire un lieu unique d’échanges et de travail sur les problématiques d’emploi, de compétences et de formation rassemblant les acteurs publics et privés, de l’État comme des régions, des branches aux entreprises, des organismes spécialisés et les meilleurs experts.

Ce réseau est né d’une impulsion publique, exprimée lors de la Grande conférence sociale de 2013, de la nécessité d’un lieu commun où pourraient se retrouver tous les acteurs concernés afin de leur permettre d’échanger sur leurs actualités respectives, de développer des méthodologies communes et de produire ensemble, à l’initiative du réseau comme sur commande publique.

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Nouvelles géographies du travail, de l’emploi et des compétences

Compte-rendu de notre Université de Printemps 2022

L’édition 2022 de l’Université ADEVCOMP était consacrée cette année aux « Nouvelles géographies du travail, de l’emploi et des compétences ». Elle est venue clore le Cycle des Mobilités initié depuis décembre 2021 et qui l’a préparé au fur et à mesure de 5 « Conversations Professionnelles ».

Ci-dessous notre reportage photographique

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SE RECONVERTIR NE SEMBLE PAS A LA PORTEE DE TOUT LE MONDE

Une étude récente du CEREQ met l’accent sur les inégalités face à la l’envie et/ou la nécessité de se reconvertir. On lira avec grand intérêt ce travail, intitulé avec un certain humour « Se reconvertir c’est du boulot ! Enquête sur les travailleurs non qualifiés » (Bref n°418 de février 2022, téléchargeable ici). Comparant sur la durée (de 2015 à 2019) les attitudes et les possibilités de changer de métier et/ou d’emploi de plusieurs groupes de salariées, il apparait clairement que ni les conditions ni les motivations des cadres, des ouvriers ou employés qualifiés et des « non qualifiés » (le plus souvent travailleurs de la désormais trop fameuse « seconde ligne ») ne sont identiques ; pas plus d’ailleurs que leur accès aux différents dispositifs qui accompagnent ou facilitent les reconversions et les transitions professionnelles.

Ainsi, entre 2015 et 2019, seuls 6 % des moins qualifiés ont eu recours au CEP (conseil en évolution professionnelle), 14 % au Bilan de compétences ; tandis que la VAE (validation des acquis de l’expérience) n’a été mobilisée que par 12 % de ces salariés. Par contre le CPF (compte personnel de formation) a eu plus de succès (22 % de recours) mais principalement sur des formations courtes.

En outre, « pour eux, changer de métier va moins souvent de pair avec un accès à l’emploi, notamment un emploi stable, et s’opère plus souvent dans le cadre de la mobilité externe ». C’est pourquoi, le CEREQ s’interroge sur les moyens pour remédier à ces situations, notamment dans une « logique préventive » effective. Et ce questionnement prend encore plus d’acuité depuis la pandémie !