Alain ASSOULINE : Le Numérique doit faire sa révolution de l’apprentissage

Les entreprises du numérique et celles qui sont en mutation ne doivent pas laisser de côté les apprentis. Ces derniers sont un gage d’agilité et un apport de ressources tangibles.

Alors que la France sort progressivement de la crise sanitaire, et fera face dans les prochains mois à des difficultés économiques sans précédent, il est urgent de soutenir les secteurs créateurs de valeur et d’emploi. Parmi eux, les entreprises du numérique et celles qui ont fait ou feront leur transformation numérique. Dans les premières, qui traversent les mêmes incertitudes que le reste des entreprises françaises, 191 000 postes sont annoncés à pourvoir d’ici 2022. Quels seront les chiffres après la crise, nous n’en savons rien. Mais à n’en pas douter, la reprise dépendra en grande partie de la capacité des entreprises à entreprendre ou accélérer leur transformation numérique. Ainsi, aux besoins des entreprises du numérique vont s’ajouter ceux très nombreux des entreprises de tous les autres secteurs de l’économie qui vont relocaliser ces compétences ou qui devront les acquérir pour muter.

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Lecture recommandée : « Une société d’accompagnement » de Maela PAUL

« Depuis maintenant une vingtaine d’années, l’accompagnement constitue une référence obligée dans le paysage social et professionnel. Ce livre se propose d’éclairer ce qui se joue au travers d’une prescription massive à devoir être accompagné : comment en est-on arrivé à devoir accompagner une personne à être « autonome et responsable, sujet acteur de son parcours, capable de compétences et de projet » ?
Ce développement d’une « culture de l’accompagnement » est en réalité l’aboutissement d’une lame de fond dont les premières manifestations sont à rechercher à l’origine de notre modernité occidentale. Ce que cet ouvrage nous montre, c’est le tiraillement entre deux conceptions de l’humain en tant qu’individu et en tant qu’élément d’une société. »
« Sans s’enfermer dans la chronologie, c’est à travers 7 « récits » que l’auteure nous montre cette longue histoire des idées et des pratiques sociales dont la « culture d’accompagnement » est l’héritière. » (Extraits d’une présentation de nos amis de l’AFREF, qui ont réalisé le 30/06/2021 un webinaire autour de ce travail).

Maela PAUL, Docteur en Sciences de l’Education, est reconnue pour sa recherche sur le concept d’accompagnement. Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs et produit des ouvrages de référence, notamment : « L’Accompagnement, une posture professionnelle spécifique » (L’Harmattan, 2004), « La Démarche d’Accompagnement » (De Boeck Supérieur, 2020-2016).
Le sommaire de l’ouvrage est téléchargeable ici.

Editorial

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire » (Henri BERGSON)

En ces jours où le cyclisme occupe à niveau les écrans et les pensées de certain(e)s de nos compatriotes, il y a une sorte d’ironie à parler ici de tournant (pour le contexte professionnel) et d’étape (pour la vie de l’Association) ; risquons néanmoins le propos !

UN TOURNANT …

Cette année 2021 constitue, à plus d’un égard, sinon une rupture du moins un tournant dans la façon de concevoir et développer l’activité des entreprises et de celles et ceux qui entendent les accompagner dans les transformations de leurs organisations, du management et des compétences des salariés.

Dès l’an dernier, nous étions attentifs à la vitesse et la profondeur des changements auxquels avait poussé la crise sanitaire (et soucieux de ne pas y voir une simple « parenthèse ») …
Nos contacts avec le monde de l’entreprise et des partenaires sociaux et les échanges menés avec eux (et quelques universitaires, sociologues et chercheurs) à l’occasion de plusieurs « Conversations professionnelles » nous ont convaincu que l’on ne reviendrait pas si facilement en arrière ; en tout cas dans toutes les entreprises et les branches qui se posent sérieusement deux questions clefs : ne pas se priver d’intégrer certaines « compétences invisibles » (personnes handicapées, seniors, jeunes talents) et penser l’avenir des compétences, des métiers et des emplois des actifs en place …

C’est pourquoi nous avons placé notre deuxième « Université (en l’occurrence de Printemps »), le 16 juin 2021, sous le double signe des RECONVERSION PROFESSIONNELLE et de la RECONNAISSANCE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE1

En effet, les enjeux sociaux, économiques et (ceux, professionnels, des acteurs de l’accompagnement) sont maintenant clairement lisibles tant du fait du Plan de relance que des initiatives de plus en plus intéressantes d’entreprises, groupements d’entreprises, branches et secteurs confrontés à la nécessité de (re)penser l’avenir de leurs productions, de leurs organisations, de leurs performances et même de leur « raison d’être » respectives.

Ce que nous disent les faits et les contributions de plusieurs des intervenant(e)s que nous avons sollicité, c’est que si les reconversions professionnelles ne sont pas une nouveauté, le contexte en fait un sujet à la fois plus prégnant, plus complexe et moins tributaire de grands cadres réglementaires à-priori (aussi intéressants que puisse être le Plan de relance et l’investissement des OPCO dans la priorité Alternance, notamment).

Surtout, on est en train de sortir de plus en plus des illusions « adéquationnistes » ou d’un regard un peu « magique » sur la GPEC (devenant enfin, à juste titre, une « prospective » plutôt qu’une « prévision »).

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