« PARLONS COMPETENCES »
La MASTER CLASS DIRIGEANTS lancée le 17 février va se poursuivre toute cette année, à raison d’un mardi par mois. La première séance suivant celle inaugurant le Cycle s’est tenue le 17 mars, et a permis de poser les bases des travaux de l’année, en permettant de s’entendre sur la question primordiale des compétences.
Introduite par un apport de méthode d’Hubert GRANDJEAN, la Séance 1 – ouverte aux adhérent(e)s de l’Association sur sa première partie – a bénéficié d’un échange autour de l’Etude du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) « Changement systémiques et ruptures : repenser notre approche des compétences » (à télécharger ici) présenté par son co-rapporteur (CFDT), Thierry CADART.
En résumé, pour le CESE « les changements climatiques et transitions écologiques exigent une capacité d’adaptation renforcée », « l’IA requiert un niveau de compétences supérieur pour critiquer l’outil et son usage pourrait complexifier l’acquisition de compétences » et la démographie soulève de nombreuses questions dont celle du « transfert de compétences intergénérationnelles ».
Notre intervenant a mis l’accent sur plusieurs changements que le CESE reconnait désormais, et notamment que « le système actuel des classifications peine à refléter l’expérience, les compétences réelles et les évolutions professionnelles ». Il a rapporté ce fait nouveau que l’Etude « souligne l’importance de reconnaître les apprentissages informels » , en précisant que, sinon, on a un ‘angle mort’ « pénalisant les personnes peu diplômées et sous-valorisant le travail féminin ou associatif ». Et aura noté que l’Etude propose enfin d’explorer des voies comme « l’entreprise apprenante », l’intégration des « habilités socio-cognitives » et « la reconnaissance des ‘talents invisibles’ » … toutes choses qu’ADevComp porte, parfois même depuis longtemps.
Quant à l’apport d’Hubert GRANJEAN, Il a permis de se rappeler que « la compétence se développe en situation de travail » et qu’elle « n’est pas transférable mais seulement transposable » et qu’elle se marque par « le résultat observable d’un lot d’activités ». Il a également souligné le fait que « la performance s’ajoute à la compétence via des critères managériaux » (ce sur quoi reviendra la Master Class).
Pour faciliter l’appropriation de la logique stratégique présenté ce jour un GUIDE DE TERMINOLOGIE (issus des travaux de l’AFDEC et de l’AFNOR) a été fourni aux participant(e)s.
Dans un second temps, les participant(e)s ont été appelé à travailler en Atelier à partir de l’apport de méthode initial, autour du repérage dans leurs entreprises respectives d’activités « critiques » constitutives de « rôles » clefs, dont étaient spécialement attendues des montées en compétences et en performances ou qu’il était nécessaire de « consolider », pour maintenir et/ou améliorer une organisation.
« En somme, rapporte l’animateur d‘un des ateliers, nous avons pu identifier des rôles critiques en mutation et poser les bases des futures explorations autour de la question du développement des compétences ».
Séance 2 : le 21 avril 2026, sur la question de l’ « entreprise apprenante » .
