Propositions de la Fédération CINOV pour un plan de sauvegarde de l’emploi et de l’activité

Enjeux et contexte

La situation macro, micro-économique et sociale du tissu économique du pays se dégrade rapidement. Au sein du paysage, la branche des prestations intellectuelles du numérique, du conseil et de l’ingénierie (BETIC) constitue un maillon dynamique (+7% de croissance de l’activité) et essentiel du développement de nos territoires (1 million de salariés répartis au sein de 70 000 entreprises qui réalisent annuellement un chiffre d‘affaires de 140 milliards d’euros), branche dans laquelle 97% des entreprises emploient moins de 50 salariés et occupent 50% de l’emploi total. Ainsi, la filière est essentiellement constituée de PME, de TPE et d’indépendants qui n’ont pas la taille critique (elles emploient en moyenne 12 salariés) dont l’activité est structurellement dépendante de leurs clients (publics et privés), et qui subit particulièrement les effets de la crise du Covid-19. Les carnets de commande se dégarnissent, le chiffre d’affaires s’effondre voire s’arrête, la trésorerie se détériore, etc. Les raisons pour lesquelles ces acteurs se trouvent dans cette situation critique sont multiples : l’effondrement de la demande, l’impossibilité pour certains métiers d’exercer leurs activités dû au confinement (arrêt des chantiers ou des activités chez les clients, prestations en « face à face » rendues impossibles par le confinement par exemple), mise en place du télétravail peu adapté, report des échéances électorales, etc.
Le gouvernement a rapidement mis en place une série de mesures d’urgence visant à sauvegarder la trésorerie des entreprises et les acteurs de la branche BETIC en prennent acte et les soutiennent fermement. Au regard de la gravité de la situation, la fédération CINOV demande au gouvernement de mettre en place à très court terme des dispositifs de soutien et d’application immédiate dans les domaines juridiques, financiers et fiscaux qui visent à sauvegarder l’emploi et l’activité de notre filière à travers 18 propositions.

Nos propositions

1. Vote immédiat des budgets d’investissements 2020 avec ou sans quorum au sein des collectivités territoriales (communes, EPCI, etc.) ;
2. Accélérer la mise en place des syndicats de communes (SIVOM et SIVU) même s’il manque des délégués ;
3. Imposer que pour l’ensemble des consultations en cours, les marchés soient attribués et notifiés avant la fin du mois de juillet (même si les CAO ne sont pas en place) pour sécuriser les carnets de commandes au mois de septembre ;
4. Augmenter le seuil de passation des marchés de prestations intellectuelles de 40 000 € à 100 000 € sans mise en concurrence durant une période de 6 mois à compter du mois d’avril 2020 ;
5. Prolonger la validité des justificatifs (attestations) dans l’instruction des dossiers par les acheteurs publics pour une période d’au moins trois mois à compter de la fin du confinement ;
6. Avancer la prise d’effet (d’ici le 15 avril 2020) de l’article 62 de la Loi ELAN du 23.11.2018 qui a introduit un article L.423-3 dans le Code de l’Urbanisme selon lequel « les communes dont le montant total d’habitants est supérieur à 3 500 disposent d’une téléprocédure spécifique leur permettant de recevoir et d’instruire sous forme dématérialisée les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à partir du 1er janvier 2022 ;
7. Mobiliser les financements publics pour encourager les collectivités territoriales (communes, communautés de communes, etc.) à recourir aux prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour les accompagner dans la gestion de leurs projets dans le contexte de la crise du Covid-19 (structuration des projets, lancement des consultations, instruction des offres, etc.).

A quoi ressemblera le travail demain ?

Nous vous relayons partiellement ici un article paru dans la rubrique “Economie” du site “The Conversation.com” :

“À quoi ressemblera le travail demain ? Y en aura-t-il pour tous ? Faudra-t-il être plus qualifié ? Plus autonome ? Le travail sera-t-il moins pénible ? Quelles aptitudes faudra-t-il développer ? Pourquoi promouvoir un design du travail ?

Ce sont quelques-unes des questions que nous étudions à la Chaire Futurs de l’industrie et du travail de l’école Mines ParisTech. Nous présentons ici quelques résultats, souvent provisoires, que détaillent de nombreuses publications.”

Pour voir l’intégralité de l’article, cliquez sur ce LIEN.

Editorial n° 2 – 2020 : Aller de l’avant … malgré tout !

« Que de projets divers on aime à caresser, sans songer au hasard qui les vient contrarier »
(Publius Syrus, poète latin – 1er siècle avant J.C.)

Nous avons eu, en tant qu’Association, plus de chance que beaucoup d’entre-nous ou de nos partenaires au niveau de nos entreprises : ce que à quoi nous avions dû renoncer en décembre 2019, nous l’avons tenu et réussi le 3 mars dernier. Nous y reviendrons…

Mais, force est de constater que depuis la tenue de notre RENCONTRE PROFESSIONNELLE, les reports et les annulations d’activités n’ont cessé de tomber, du fait de l’épidémie de Covid19 : sans même qu’on sache la date de fin possible du confinement (et indépendamment des aides publiques, des reports de charges et des avances de trésorerie, susceptibles d’atténuer le phénomène) le tableau des pertes d’activités et de revenus est déjà sidérant ; sans parler d’initiatives précieuses de plusieurs de nos partenaires reportées sine die (comme plusieurs Matinales de l’AFREF) ou au second semestre (comme la Biennale du CEREQ) ou à minima très décalée (comme le Printemps de la prospective reporté au 12 juin prochain… si tout va bien).

Disant cela, et regrettant ici les pertes souvent sèches de nos collègues « accompagnateurs de compétences » (consultants, formateurs, coachs, …), nous n’oublions pour autant ni les victimes du Covid19 ni le formidable combat de la « première ligne » sanitaire et de la chaîne de dévouements qui assure par ailleurs nos approvisionnements du quotidien.

Mais les questions qui se posent à notre profession sont prégnantes :

S’impliquer dans la continuité d’activités de certains clients, en agissant sur le terrain des conditions de travail et de la prévention, pour accompagner les organisations sous tension des secteurs toujours en production ;

Assurer sa propre continuité de travail, tant par le bon usage du télétravail qu’en développant le « e-learning » : c’est l’occasion d’aller plus et mieux sur ce terrain (où les prestataires du développement des compétences étaient attendus depuis longtemps), en profitant de la gratuité de nombreux outils mis à disposition par le Ministère du travail ou nos amis du FFOD ;

• Se préparer à accompagner la reprise des activités et des besoins des entreprises, de leur management et de leurs salariés ; en somme il nous appartient, collectivement, de « penser le jour d’après » !

Et sur ce dernier point, plus que jamais, notre Association pour l’accompagnement et le développement des compétences a et aura de plus en plus son rôle à jouer : des pistes émergeant de notre RENCONTRE PROFESSIONNELLE du 3 mars dernier aux projets de travaux que nous portons et qui serons concrétisés dans les mois à venir …

Comme le disait BERGSON « L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire » … et nous le ferons ensemble !

Jacques FAUBERT
Président de l’Association pour l’accompagnement et le développement des compétences © – Mars 2020.

Une « Rencontre Professionnelle » fondatrice

Après bien des vicissitudes, notre Association a pu mener à bout son projet de « Rencontre Professionnelle » le 3 mars 2020. Initialement programmée en décembre 2019 (et reportée dans le contexte social que vous connaissez) elle aurait dû constituer notre « Université d’hiver ». A quelques jours du printemps, il aurait été osé de garder cette appellation ! Néanmoins, elle a gardé volontairement un petit côté de la grande U.H.F.P. de Centre INFFO, très réussie ; car pour celles et ceux qui n’ont pas pu aller à BIARRTIZ discuter de la « nouvelle donne de l’Apprentissage » ou de la « Formation en situation de travail », les ATELIERS du matin ont permis d’échanger avec une bonne partie des interlocuteurs/trices les plus pertinent(e)s de ces sujets…

3e atelier

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