Les nouvelles règles relatives à la « période reconversion » (cf. les 2 décrets parus le 28 janvier 2026 [1]) appelle un double regard sur le sujet :
- Des regrets et de fortes critiques pour la baisse des budgets des associations Transitions Pro (13 % en 2025 faisant suite à un premier recul en 2024) avec une hausse des refus de financements de PTP (projets de transitions professionnelle) en raison du coût financier, dont a témoigné en avril dernier la « Médiatrice» de France Compétences.
- Une satisfaction et une espérance (et quelques interrogations).
La satisfaction, c’est de voir la Loi instituant la période de reconversion reprendre fidèlement le texte de l’accord des partenaires sociaux sur le sujet, ce qui est assez rare pour le relever ; et alors même que la loi de 2018 n’avait pas vraiment traité la question des reconversions des salariés, que la Pro A n’avait pas fait florès et que l’apprentissage n’avait pas été envisagé comme un véhicule possible.
L’espérance, c’est de voir la période de reconversion contribuer à donner du sens à la formation professionnelle et à faciliter les choses, en devenant moins lourde et moins compliquée que le dispositif « Transco », notamment pour les financeurs OPCO. C’est aussi de voir branches et entreprises signer des accords d’application prévoyant les niveaux de formation privilégiés, les populations prioritaires, les financements complémentaires conventionnels ; en somme de quoi alimenter des accords GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) …
Les interrogations portent principalement sur l’articulation avec le CPF et la période de reconversion, ainsi que sur la capacité financière à gérer cela entre CDC et OPCO, en particulier les cas de CPF abondés par la branche ou l’entreprise.
[1] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053422608
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053422626
