Editorial

« Au milieu de la difficulté se trouve l’opportunité ! » (Albert EINSTEIN)

Canicules, feux de forêts et sécheresses ont occupé nos écrans et préoccupé beaucoup d’entre nous cet été, largement autant que la poursuite des agressions contre l’Ukraine ou la tragi-comédie du Détroit d’Ormuz …

Pourtant, des modifications importantes de l’écosystème de l’accompagnement, de la reconnaissance et du développement des compétences se sont installées à bas bruit dans notre paysage.

Les efforts de veille menés par certain(e)s d’entre nous n’ont pas toujours été suivi et entendu et, encore une fois, une part d’irrationnel risque de marquer la rentrée.

Pour nous, ce qui compte d’abord c’est ce qui se joue dans l’économie réelle et dans le travail, dans les entreprises (et spécialement les PME), au plan de leur « santé » et de leur compréhension stratégique – ou pas-  de ce que vont représenter  le développement des compétences (et du « capital humain ») dans les temps à venir.

Et, par conséquent, il nous faut nous attacher  essentiellement à repérer ce qui peut laisser une empreinte durable ou perturber en profondeur la vie des entreprises, de leur management, de leurs salarié(e)s et de l’écosystème de leur accompagnement.

Il est trop tôt pour tirer des leçons à long terme des soubresauts budgétaires actuels et des coupes (parfois drastiques) qui affectent les crédits de l’emploi, de l’insertion et de la formation  (ainsi que la vie associative) ; sauf sur deux points :

  • Le développement et la reconnaissance des compétences demeurent plus que jamais une condition sine qua non de performance et de croissance pour l’entreprise, la société et le progrès humain ;
  • Il est grand temps de repenser les paramètres de ces sujets, dans une optique stratégique et non de « rapiéçage » de dispositifs (qui, à force d’ordres et de contre-ordres, sont devenus pratiquement illisibles).

Notre association n’a ni la vocation ni l’ambition de proposer la refonte – qui serait sans doute nécessaire – de la Loi de 2018 (trop de fois galvaudée voire trahie par certain(e)s qui avaient pourtant en charge de la faire vivre).

Mais, forts des expérimentations repérées au plan de nombreuses entreprises, associations et territoires et des échanges menés avec leurs auteurs ou accompagnateurs, de longue date et jusqu’à nos derniers travaux en date du printemps 2026, nous sommes disponibles pour, avec d’autres, porter des propositions qui fassent levier  et permettent de changer de paradigme.

  • Mettre l’entreprise, le management, les salarié(e)s et leurs représentant(e)s au cœur de toute nouvelle approche ;
  • Prendre en compte la baisse des subventions publiques pour développer de nouveaux modes de financement ;
  • Obtenir enfin la valorisation de l’effort d’investissement dans les compétences et leur reconnaissance comme un « actif immatériel» ;
  • Faire en sorte que les Territoires soient plus à même de favoriser le développement d’entreprises responsables et le dialogue social sur des solutions durables (dans tous les sens du terme).

Pour travailler à cela et que cela soit pris en compte au plan politique dès 2027, le plus   largement possible,  nous sommes prêts à participer à des initiatives citoyennes et à des groupements d’acteurs sociaux, en toute indépendance vis-à-vis des partis et des candidats (et à la seule réserve que cela ne porte pas atteinte à l’esprit républicain qui nous anime).

En avant donc vers 2027 !

Jacques FAUBERT,
Président de l’Association pour l’accompagnement et le développement des compétences (ADevComp)

 

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