NOS BREVES 2021

La Norme ISO 9001-2015 est confirmée :

La plus connue et plus utilisée des Normes volontaires internationales, l’ISO 9001, est confirmée, dans sa version opérationnelle « 2015 ». Référencée NF EN 9001 à l’AFNOR, non seulement cette Norme est maintenue, mais elle va « coiffer » d’autres Normes relatives aux Systèmes de management : ISO 14001, 45001 et 50001, en constituant un véritable « socle » pour la certification des SMQ (Systèmes de Management de la Qualité). Des passerelles sont néanmoins envisagées avec d’autres Normes, telles que l’ISO 22301 ou la Norme française X5O-819 relative à l’« Excellence opérationnelle » et au « Lean management » ou encore l’ISO 30401.

Pour en savoir plus : voir le site d’AFNOR Normalisation.

« 100 FOIS SUR LE METIER, REMETTRE SON OUVRAGE » disait le fabuliste. L’encre de certains des textes d’application de la Loi de septembre 2018 n’est pas encore sèche que déjà un nouveau round de discussions (et sans doute rapidement de négociations) vient de s’ouvrir, pour l’améliorer. Les partenaires sociaux ont travaillé sur ce sujet pendant plusieurs semaines et ont abouti à un ensemble de propositions, réunis en un document soumis aux instances de chacune des 3 organisations patronales et 5 organisations de salariés, représentatives, et qui devrait nourrir la confrontation avec les pouvoirs publics. Il est composé de 7 parties représentant des thématiques stratégiques majeures :
1. Encourager durablement le recours à l’alternance ;
2. Professionnaliser l’utilisation du CPF et valoriser les nouvelles modalités de parcours ;
3. Faire du développement des compétences des salariés un enjeu stratégique des entreprises ;
4. Simplifier le système de certification au bénéfice des utilisateurs ;
5. Créer les conditions d’un pilotage éclairé de la formation professionnelle ;
6. Financer le système ;
7. Poursuivre le chantier des transitions professionnelles (notamment intersectorielles).
Ces 7 thématiques rassemblent des constats, des ambitions partagés et 49 pistes de propositions. Source : https://www.banquedesterritoires.fr/formation-professionnelle-49-propositions-pour-une-reforme?pk_campaign=Flux%20RSS&pk_kwd=2021-07-21&pk_source=Actualit%C3%A9s%20Localtis&pk_medium=RSS

Vous en retrouverez le commentaire téléchargeable ici.

PORTRAITS DE FAMILLES : Nos amis de DEFI METIERS ont sorti, comme en écho aux « portraits de Branches » dont se chargent généralement les Observatoires Paritaires des Métiers et Qualifications (OPMQ), une série de 9 « portraits de familles professionnelles » (chaque famille pouvant représenter plusieurs métiers) qui, s’ajoutant aux livraisons précédentes, offre 41 monographie, précieuses des réalités franciliennes, présentant les tendances porteuses d’évolution de ces professions ainsi que « le lien, plus ou moins étroit, entre la spécialité de formation initiale et la pratique de la profession ».
On pourra télécharger ici l’information correspondante.

« FAIRE SON MARCHE » POUR ALLER VERS LA QUALITE : Qualiopi progresse, mais pas à la vitesse souhaitée ; la faute à la crise sanitaire en bonne part, mais pas que … Les grandes structures installées depuis le départ sur le créneau de la Certification Qualité ont des carnets pleins ; les autres possibilités sont moins voire peu connues. Pour aider les « opérateurs d’action concourant au développement des compétences » (OF, CFA, prestataires du Bilan de compétences ou de la VAE) à s’y retrouver et à trouver le prestataire qui leur ira bien et fera le job dans de bons délais, Centre INFFO a opportunément édité un « Guide pour choisir son organisme certificateur » qu’on pourra télécharger ici.

BADGES NUMERIQUES ET AUTRES MICRO-CERTIFICATIONS : dans son intervention lors de notre Université de Printemps, notre amie Laurence MARTIN, directrice de l’Association pour la Promotion du label APP, a présenté les nouvelles formes de reconnaissance que constitue CLéA, la Certification « Apprenant agile » (inscrite au RNCP) et les « Badges numériques » comme modalité émergente. LISEO, portail de France Education International, venant précisément de réaliser une remarquable synthèse de ces nouveaux « objets certifiants », nous avons cru bon de la mettre en visibilité ici.

AFEST : UN EVENEMENT A NE PAS MANQUER : vous retrouverez dans notre rubrique « l’Agenda de nos partenaires », l’annonce d’une rencontre programmée au CNAM le 15 octobre prochain par EDUCATION PERMANENTE autour du dernier numéro (227) de la revue, coordonnée par nos amis Emmanuelle BEGON (MAFEST) et Laurent DUCLOS (DGEFP). Inutile de dire à quel point cette journée devrait s’avérer importante et utile sur ce sujet qui nous est cher ! Pour vous inscrire et/ou commander ce numéro spécial d’E.P., vous pouvez télécharger ici le flyer d’Education Permanente.

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Archives Brèves 2020

LA « PRO-A » SE RELANCE :

Après une mauvaise passe, le dispositif de la PRO-A qui était insuffisamment « promotionné » vient de bénéficier de deux coups de pouce importants : un abondement financier de 270 millions d’euros, au Budget 2021, pour la faire connaître ; une accélération des accords de branches pour sa mise en œuvre, avec 13 premiers accords soumis à l’extension (dans le papiers-cartons ; la métallurgie ; les services automobiles ; les services à la personne ; les transports publics ; le commerce de gros ; la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie ; le textile ; le commerce non alimentaire ; les travaux publics ; le commerce succursaliste de la chaussure ; les grands magasins et magasins populaires et la vente au détail d’habillement). Et 16 autres accords sont « dans les tuyaux » dont Sécurité sociale; Mutualité; Négoce des matériaux de construction; Services de santé au travail inter-entreprises; Expertise automobile; Fleuristes et animaux familiers; Restauration collective; Chaussures et articles chaussants; les fruits et légumes; la maroquinerie; le tourisme social et familial; les transports routiers; Agents généraux d’assurances; Matériaux de construction et entreprises de la distribution, Importation-exportation en chaussures, jouets, textiles et mercerie …

HANDICAP : PASSER DES INTENTIONS AUX ACTES :

Le 13/11/2019, une centaine d’entreprises ont signé un « Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées dans la vie économique ». La semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées qui se déroule du 16 au 22/11/2020 est l’occasion de faire un point sur les actes posés depuis cette signature solennelle. Et notre Association prendra part à cette mise en lumière des réalités de la prise en compte par les entreprises des compétences des personnes concernées. Pour le moment, on notera l’initiative de SIEMENS qui lance, en Seine Saint Denis, son « Centre Être Handicap » pour accompagner dans un espace professionnel adapté près de 700 collaborateurs vers leur intégration en milieu ordinaire de travail ; avec 35 parcours dédiés le projet CEH+ s’inscrit dans un 5ème accord en faveur de l’emploi des personnes handicapées dans cette entreprise (engagée par ailleurs avec des ESAT). Puisse ces initiatives se multiplier : nous en rendrons compte !

EXTENSION DES SITES PILOTES D’NSERTION DU SPIE :

La ministre déléguée à l’insertion Brigitte Klinkert compte sur les entreprises pour ramener les jeunes décrocheurs vers l’emploi. Une conviction qu’elle a forgée au fil de ses rencontres sur le terrain et dont elle a fait part lors d’une rencontre organisée le 8 octobre par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) : « Les entreprises me disent que c’est le savoir-être et la volonté de s’engager qui sont déterminants. D’ailleurs, elles sont de plus en plus disposées à former ces jeunes. » Elle mise également sur la généralisation du service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE), créé en 2019 et déjà actif dans quatorze territoires d’expérimentation. « Il ne s’agit pas d’un nouvel organisme mais d’une solution pour décloisonner les acteurs des politiques publiques, précise toutefois Brigitte Klinkert. Ce service a vocation à s’adapter au territoire pour proposer le meilleur accompagnement. »

Regrettant la grande multiplicité des acteurs, qui déroute les potentiels bénéficiaires, ainsi que la profusion de dispositifs, elle a souligné que le SPIE avait pour but d’« améliorer la coopération entre acteurs afin de proposer un parcours sans couture aux personnes en difficulté », ajoutant qu’il fallait « rompre avec la logique de silo qui limite les opportunités ». Le SPIE sera donc accessible à toute personne, « en fonction de ses besoins et non plus de son statut ». Du fait de la crise sanitaire, le vrai démarrage de cette « solution » n’a pu être effectif qu’après l’été. Un premier rapport d’évaluation est prévu à la mi-2021. Trop loin, selon la ministre qui « souhaite un pré-rapport avant la fin de l’année afin de lancer dès le printemps 2021 des appels d’offres pour essaimer l’expérimentation ». Brigitte Klinkert a aussi annoncé que l’expérimentation en cours serait renforcée dans les prochaines semaines sur cinq nouveaux territoires grâce à un outil numérique. Selon la ministre, « il permettra de croiser toutes les données disponibles » sur les personnes bénéficiaires et d’avoir ainsi « un dossier social unique pour que les référents puissent suivre l’évolution de l’accompagnement ».

Dans le cadre de la proposition de loi relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée », doivent par ailleurs être étendus les CDI d’insertion pour les seniors âgés de 57 ans et plus. Financés à travers les dispositifs de l’insertion par l’activité économique (IAE), ces contrats viennent compléter le modèle actuel où les entreprises n’ont d’autre option que de renouveler des CDD sur une période maximale de 24 mois. Ce dispositif n’est cependant associé à aucun objectif, les entreprises gardant toute latitude sur le type de contrat qu’elles souhaitent proposer aux candidats. « C’est une mesure forte pour permettre à ces personnes de travailler sereinement jusqu’à l’ouverture de leur droit à la retraite », souligne Brigitte Klinkert. La ministre a précisé que de nouvelles solutions pour l’emploi des seniors devraient être présentées en 2021.

Auteur : GILMAR SEQUEIRA MARTINS

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Archives Brèves 2019

* LE RÉSEAU EMPLOIS COMPÉTENCES (REC)
Animé par France Stratégie, le Réseau Emplois Compétences a été créé en 2015 pour « renforcer la capacité collective d’observation et de prospective » des acteurs de l’emploi, de la formation et de l’orientation. Il réunit des observatoires de branches et régionaux et des acteurs de l’emploi, de la formation et de l’orientation. Il réunit des observatoires de branches et régionaux et des acteurs de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles : administrations, Insee, Pôle emploi, France Compétences, experts qualifiés, …
Outre le groupe de travail « Mobilisation des compétences en entreprise », lancé le 13 mai 2019, (et dont la Note de cadrage est disponible au format PDF – 137 ko), l’agenda du REC prévoit :

o des réunions thématiques, dont une première sur les « impacts au niveau national des cadres européens sur les compétences » qui s’est tenu la semaine du 20 mai 2019 à Bordeaux, dans les locaux de l’Agence Erasmus + ;

o des « Rendez-vous du REC », dont un sur la filière numérique qui s’est tenu le mardi 25 juin 2019 dans les locaux de France Stratégie.
En savoir plus : https://www.strategie.gouv.fr/chantiers/reseau-emplois-competences

o Un cycle de travail a également été lancé en mai 2019 sur « la mobilisation des compétences par les entreprises dans le cadre de leurs pratiques RH » … auquel notre Association est associé depuis fin 2019.

* UN PROJET, UN RESEAU, UNE STRATEGIE DE DEPLOIEMENT DE L’AFEST : un réseau d’acteurs et de structures de proximité, coordonné par Emmanuel BEGON (qui avait été fortement impliquée dans les expérimentation préalable à la sortie du Décret du 28 décembre 2018 ) se met en place afin de créer, dans les territoires, les conditions pour favoriser le déploiement des actions de formation en situation de travail (Afest).
Ce réseau intitulé « La Maison de la formation en situation » se place sous l’égide d’une orientation qui nous est chère : partir du travail pour aller vers l’acquisition de compétences et la construction de parcours professionnalisants. En savoir plus : Articles du Quotidien de la Formation du 6/03/2019 et du 12/05/2019 Article de la revue « Cadres CFDT » n° + un article d’Emmanuelle BEGON « Territoires d’apprentissage » (Revue CADRES CFDT, 2019).

* LES PARADOXES DU FINANCEMENT DE LA FORMATION :
La « zone grise » de la Réforme de 2018, ce sont les entreprises de + 50 et – 300 salariés … car si les TPE et plus petites PME vont continuer de bénéficier de l’aide de leurs OPCO (et parfois d’une mutualisation améliorée) et si les grandes entreprises avaient déjà l’habitude de mobiliser des formations « à leur main » (certaines, comme AXA, y consacrant jusqu’à 8 % de la masse salariale), les PME et ETI qui bénéficiaient du système précédent sont quasiment « livrées à elles-mêmes ».
Il en résulte un paradoxe à examiner de près : d’un côté, un risque de coupe dans les budgets formation et/ou plus globalement de désinvestissement en matière de formation ; de l’autre, une incitation à innover, inventer de nouvelles façons de faire émerger ou consolider les compétences lorsqu’elles assument le fait d’en avoir besoin.
Abonder le CPF et cofinancer de la formation avec les salariés, va rapidement devenir une nécessité que les Pouvoirs publics et les Branches devraient avoir à cœur d’encourager.
Mais comme le Ministère du Travail le préconise désormais (en écho à des travaux que nous avions menés, dans un cadre antérieur, dès 2016, et aux interventions plus récentes mais efficaces de la FFP), BERCY s’est enfin engagé dans l’examen d’une refonte des normes comptables, pour rentrer les dépenses de formation comme un « investissement » inscriptible à l’actif du bilan et « amortissable ». Ce devrait être un puissant levier pour encourager les entreprises sur le terrain du développement des compétences.

* Les « Société de mission » autorisée par la Loi PACTE :
Le Décret d’application de la Loi PACTE du 22/05/2019 concernant la création des « sociétés de mission », vient de paraître. Ce nouveau label suppose de développer une démarche « responsable », défini dans les statuts de la société en tant que « raison d’être », allant clairement dans ce sens, en termes de finalités sociales et environnementales et d’objectifs les traduisant. En outre, la société doit s’engager sur le suivi de l’exécution de la mission qu’elle s’est assignée. Pour ce faire, cette nouvelle « société de mission » se déclare en tant que telle au Greffe du Tribunal de commerce compétent et s’engage sur le contrôle de ses engagements tant à l’interne (avec un comité ad hoc comprenant au moins un salarié) qu’à l’externe, avec un organisme indépendant, accrédité – comme pour QUALIOPI – par le COFRAC.
Pour en savoir plus : voir le Décret du 2 janvier 2020 (J.O. du 3/01/2020).

* LE « PLAN DE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES » PEINE A SE CONCRETISER : Dûment prévu dans la Loi du 5 septembre 2018, le « Plan de développement des compétences » en est encore à ses balbutiements en entreprise. Une enquête réalisée auprès de DRH et de RF par la société COMUNDI constate que l’information est bien passée , la mise en œuvre ne suit pas : près de la moitié des responsables interrogés n’avaient pas encore engagé de « Plan de développement des compétences » en juin 2019. La nouvelle définition , élargie, de l’action de formation et le nouveau dispositif PRO-A sont encore mal maîtrisés … et la réforme du financement et des OPCO interpelle et/ou inquiète de nombreuses entreprises de 50 à 300 salariés. Reste que tout ceci peut se transformer en une bonne chose, partout où les dirigeants de l’entreprise rentrent dans une nouvelle logique d’investissement et une nouvelle culture de management du développement des compétences (avec des changements de posture et de rôle et un outillage capable de suivre le retour sur investissement des actions menées).
En savoir plus : aller sur le site de COMUNDI https://www.comundi.fr

A voir également le compte-rendu de la « Conversation Professionnelle » du 26 novembre 2019 et l’article du numéro 984 d’INFFO Formation.

* Le CEDEFOP (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle) a mis en place une veille en temps réel sur les compétences en analysant les offres d’emploi en ligne. Il examine ces données pour « produire des informations plus rapides et plus détaillées sur les compétences, en complément de ses prévisions régulières à long terme en matière de compétences à l’échelle européenne, de l’enquête européenne sur les compétences et les emplois, et de l’indice européen des compétences. »